Réussir en Europe de l'Est

Comment acquérir une entreprise en Europe centrale et orientale ;
expertises, conseils, trémoignage

N°12 - Avril 2004

La nouvelle Europe, celle des pays qui vont adhérer à l’Union en mai 2004 ou un peu plus tard, a beaucoup à attendre des entreprises de l’Ouest. Elle a besoin d’elles, et celles-ci ont compris qu’une nouvelle frontière s’ouvrait pour elles : groupes français, allemands, britanniques ou autres ont investi, acquis des entreprises et engagé leur modernisation.
Les défis sont nombreux : moderniser, c’est aussi accroître la productivité c’est-à-dire bien souvent réduire les effectifs ; c’est mettre en place des modes de management nouveaux, qui s’appuient sur les procédés qui marchent à l’Ouest mais aussi sur des spécificités culturelles de pays qui ont, pendant des décennies, vécu un système économique très différent ; c’est former les travailleurs et les cadres, en trouvant les méthodes et les styles qui conviennent.
Aux débuts des années 90, les entreprises françaises (comme les experts financés par les organisations européennes ou internationales) arrivaient sur les lieux sûres d’elles et dominatrices. Difficile de ne pas avoir des réflexes de grand frère compétent, voire de colonisateur, quand on débarque, fort de ses services, dans des pays dont l’économie s’est effondrée.
Peu à peu, les intervenants envoyés dans ces nouveaux territoires ont compris que ce n’était pas des territoires conquis. Le travail des cadres et dirigeants que les entreprises occidentales ont envoyés dans leurs nouvelles filiales a pris une toute autre voie. La voie du dialogue, du partage des expériences, de la rencontre des cultures.
Ce ne sont pas les mêmes mots ni les mêmes moyens qui permettent à un dirigeant de faire passer ses messages en France ou en Pologne, au Royaume-Uni et en Hongrie. C’est à coup sûr dans le dialogue que les cadres et dirigeants des deux bords peuvent inventer puis capitaliser les méthodes de management adaptées.
Ce n’est pas seulement une question évidente de respect des hommes, des sociétés et des cultures, c’est aussi un gage d’efficacité. Les expériences que relate ce « Cahiers » le démontrent à l’envi. Les réflexions qu’elles inspirent seront certainement utiles à tous ceux qui, avec l’élargissement de l’Union européenne, se lancent dans l’aventure.

   Téléchargement des Cahiers n°12 du Groupe Bernard Brunhes Consultants
(fichier de 280 Ko au format PDF)

 

Sommaire

Introduction
  Un retour d'expériences : pour quoi faire ?
Chapitre 1 : Prendre le temps d’évaluer le risque social
 

  Avant l’achat : la phase de Due Diligence

  • Le coût du "paquet social"
  • Le coût de la non-qualité
  • L’estimation des risques

  Après l’achat : le diagnostic social et la prise de contrôle de la société

  • Des attentes multiples à prendre en considération
  • Identifier le jeu des acteurs
  • Comprendre l’existant et projeter le futur
  • Communiquer sur une éventuelle restructuration
Chapitre 2 : Changer en profondeur les modes de management
 

  Construire l’équipe de management

  • Le processus de la « mise en parole » : Apa Nova (Veolia Water à Bucarest) et ECK (EDF à Cracovie)

  Contrôler les processus sensibles

  • Du contrôle à la responsabilité : Kogeneracja SA (EDF à Wroclaw)

  Réorganiser le management, étape cruciale et sensible

  • Le cas : Dalkia Termika SA et TP SA

  Impliquer l’encadrement dans la définition d’une organisation cible

  • Réorganisation et formation action : Apa Nova Bucuresti
  • La fonction "apprentissage"
  • Deux questions pour conclure

  Évaluer pour quoi faire ?

  • Assessment et développement : Branche des opérateurs – TP SA Pologne
Chapitre 3 : Atteindre des performances économiques, assumer ses responsabilités sociales
 

  Stabiliser le dialogue social

  • Un accord de méthode pour faciliter le dialogue social : Apa Nova Bucuresti

  Préparer un plan social

  • La convergence des performances économiques et sociales : Kogeneracja SA

  S’engager sur le territoire

  • Responsabilité sociale et engagement économique : Dacia Automobile - Roumanie

  Fondation Développement et Solidarité de la zone de Pitesti-Mioveni en Roumanie

  • Ses compétences
  • Sa politique d’accompagnement
  • Quelques résultats
Chapitre 4 : Le point de vue des managers
 

  Andréas Baude – Apa Nova Bucuresti – Roumanie
  François Blanc – Dacia Automobiles – Roumanie
  Alexandre Desroches – TP SA – Pologne
  Bruno Duthoit – TP SA – Pologne
  Christian Estève – Dacia Automobiles – Roumanie
  Jean-Michel Mazalerat – Dalkia International
  Marie-Françoise Pépin – Dalkia Termika – Pologne
  Manuel Roldan – Dacia Automobiles – Roumanie

   

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